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UN LIEU CHARGÉ D'HISTOIRE

En juillet 1754, le maréchal de Belle-Isle, gouverneur de Metz, propose un plan de réaménagement des alentours de la cathédrale.

 
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JACQUES FRANÇOIS BLONDEL

En 1761, son successeur, le maréchal d'Estrée, confie à l'architecte Jacques François Blondel l'élaboration des plans des édifices qui occuperont ce nouvel espace. Le cloître de la cathédrale, le cimetière de l'église Saint-Gorgon, le grenier du Chapitre ou encore le palais des Treize, construit à l'époque de la République messine et qui se trouvaient à l'emplacement de la place actuelle sont alors rasés.

 

PLACE D'ARMES

 Edifiée de 1761 à 1771, la place d'Armes est une vaste place rectangulaire de 125 mètres de long et 50 mètres de large, entièrement pavée 


Conformément à la volonté du roi, les édifices entourant la place symbolisent les différents pouvoirs : afin de compléter la cathédrale, qui symbolise le pouvoir religieux, Blondel érige l'Hotel de Ville, représentant le pouvoir municipal, le Corps de garde (actuel Office de tourisme), qui permet l'exercice du pouvoir militaire et le Parlement pour le pouvoir judiciaire dans lequel se situe Le Parvis. 

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CONSTRUCTION ET AMÉNAGEMENTS

La construction de l'hôtel commence en même temps que celle de l’hôtel de ville en 1761 et les travaux durent dix ans. Construit en pierre de Jaumont, le bâtiment de style néoclassique français présente une façade avec avant-corps central à trois niveaux. Sur l’avant-corps, l’élévation comprend un rez-de-chaussée avec trois arcades en plein cintre, surmonté de deux étages, percés chacun de trois fenêtres. Au-dessus du rez-de-chaussée à trois arcades, la partie gauche de l’édifice présente trois fenêtres sur deux niveaux. La partie droite présente une porte cochère et deux arcades, un étage noble avec deux fenêtres à la française sur deux niveaux et deux fenêtres simples. La façade, bien qu’asymétrique, est harmonieuse. L’avant-corps central est surmonté d’un fronton percé de deux oculi, encadrés de feuilles de chêne sculptées.